Interview d’Alexandre Dino

Alexandre Dino est membre de l’organisation du Nikon Film Festival. Cette année sera la huitième édition, et le Festival Ptit Clap est venu à sa rencontre afin de l’interviewer.


Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre métier ?

Je suis en charge de la partie digitale chez Nikon France et plus particulièrement de la création de contenus. En d’autres mots, ma mission est de mettre en lumière l’usage qui est fait des produits Nikon que ce soit par le portrait de photographes, la présentation de projets intéressants, la découverte de talents et le partage d’inspiration.

Quel a été votre parcours ?

Je suis originaire de Clermont-Ferrand, la capitale du court-métrage (un signe ?). J’ai suivi une formation en Ecole de Commerce pour me spécialiser dans la communication et le digital, puis je suis passé par les groupes Casino et Orange avant de rejoindre Nikon en 2012.

Que pensez-vous du format court-métrage ?

C’est un format qui permet selon moi plus de liberté et de prises de risques que le long, d’une certaine manière c’est une école du cinéma qui donne la possibilité d’exercer et de s’exprimer plus facilement et rapidement. Je pense également que c’est un exercice à part qu’il faut apprendre à maîtriser car il possède des spécificités intéressantes selon moi, notamment le fait d’aller à l’essentiel et d’être percutant.  

D’un point de vue purement spectateur, je pense également que c’est un format plus accessible car il peut être partagé et visionné presque partout quel que soit l’écran, un principe que j’aime beaucoup personnellement.

Comment est né le Nikon Film Festival ?

Le Nikon Film Festival est né d’une volonté de présenter la qualité du matériel Nikon et d’accompagner des talents en organisant un événement ouvert à tous, dédié à l’univers vidéo. Par la suite, nous avons suivi son évolution naturelle en ajoutant des prix, et des services supplémentaires, comme le prêt gratuit de matériel, pour correspondre aux attentes des participants qui partagent chaque année avec nous de bonnes idées.

 


Quelle évolution avez-vous pu observer sur le festival au fil des années ?

La principale évolution du Nikon Film Festival ces dernières années se situe au niveau de l’audience qui a considérablement grandie, ce qui change la façon dont il faut communiquer et fonctionner.

Au-delà d’un simple concours de vidéos, le festival est devenu un vrai tremplin pour de nombreux réalisateurs, une belle carte de visite pour beaucoup de monde, nous devons donc rester au niveau des attentes.

         Une anecdote à nous raconter lors des éditions précédentes ?

Il y a énormément de belles histoires à raconter autour du Nikon Film Festival mais je dirais que le succès fulgurant du film  JE SUIS A L’HEURE, qui a cumulé des millions de spectateurs en ligne, des dizaines d’articles de presse, des diffusions TV et même des débats radio en seulement quelques jours, était quelque chose d’hallucinant et de totalement incontrôlable. C’était l’une des toutes premières fois que le festival était perçu comme un moyen de diffuser largement un message important.

Je pense également au destin de David Merlin Dufey et Olivier Riche avec le film JE SUIS L’OMBRE DE MES ENVIES, qui participaient depuis plusieurs années au festival sans rencontrer le succès qu’ils méritaient selon moi, lauréats de la 5ème édition présidée par Michel Hazanavicius. Ils avaient décidé de ne plus participer pour passer à autre chose et avancer sur leur projet de long mais finalement cette dernière tentative envoyée de justesse sera la bonne.

Enfin, le dernier palmarès est également intéressant par le fait qu’il a déjoué les pronostics car la plupart des films primés n’étaient pas les plus soutenus ou les plus vus et c’est pour moi une belle preuve que le calcul est inutile.

         Avez-vous des conseils à partager aux réalisateurs qui participeront à cette huitième édition ?

Le seul conseil que je peux donner, c’est de profiter de cet exercice pour se libérer des contraintes qui peuvent exister pour les formats plus longs, sans s’autocensurer ou s’imposer de filtres.

        Nikon France soutient le Festival Ptit Clap depuis maintenant trois ans. Pouvez-vous nous parler de votre expérience avec le Festival Ptit Clap ?

J’ai découvert le Festival Ptit Clap par l’intermédiaire d’Isabelle Pauvert qui est en charge de son organisation. Nous avons tout de suite évoqué la possibilité de collaborer car nous partageons un objectif commun, celui de soutenir du mieux possible les plus jeunes qui souhaitent se lancer dans la réalisation ou le cinéma au sens large. Associer Nikon à la remise du Grand Prix du Jury lors du Festival Ptit Clap est un encouragement à continuer et une invitation à nous contacter si nous pouvons apporter notre savoir-faire.  

Merci Alexandre pour cet échange !

Pour participer au Nikon Film Festival c’est par ici : www.festivalnikon.fr

Propos recueillis par Charlotte Calvat

Photo de couverture © Marceau Uguen