Interview de Frédéric Groetschel

Notre équipe est allée dans les locaux tout beaux des studios de Mikros Image afin de rencontrer Frédéric Groetschel, le Producteur Exécutif de l’entreprise.

 

Bonjour Frédéric, vous êtes Producteur Exécutif chez Mikros Image. Pouvez vous d’abord nous présenter un peu Mikros Image et votre métier au sein de cette entreprise ?

 

Tout à fait, Mikros Image est une société qui fait partie du groupe Technicolor qui a 3 activités ici en France. Notre première activité est celle de la post-production image & son et des effets visuels pour courts et longs-métrage. On a travaillé par exemple pour le film “Valérian” il y a quelques mois, ou “Santa” qui sort bientôt, en décembre. La deuxième activité est celle de la publicité donc des produits courts, et notre troisième activité est celle de Mikros Animation qui fabrique des films d’animations, comme Captain SuperSlip cette année et nous sommes en train de travailler sur le prochain Astérix.

Nous sommes entre 200 et 400 employés sur les projets. Et donc mon métier de Producteur Exécutif est de trouver les projets, de les prendre en charge, et de déterminer ensuite les équipes artistiques et techniques et de leur confier les projets en fabrication. Puis j’accompagne cette équipe et nos clients jusqu’à la livraison finale.

 

Quel est votre parcours ? Et à quel moment de votre vie vous avez pensé à évoluer dans ce métier ?

 

Alors mon parcours est un peu atypique, je faisais de la musique auparavant et je n’avais travaillé que très peu dans l’audiovisuel, dans les années 80. Je suis rentré dans la post-production assez tard, et à l’époque on testait le numérique et les effets spéciaux. Les premières images de synthèses m’ont tout de suite fait rêver, je me suis rendu compte que les possibilités d’évolution étaient multiples et je ne me suis pas trompé ! Aujourd’hui on peut se laisser aller à une imagination infinie, et cette magie me passionne !

 

Voici une démo du travail impressionnant de Mikros Image 2017 (lien vidéo juste ici)

 

Comment ce métier a évolué au fil des années de votre expérience, avec les nouveaux médias ?

 

Beaucoup de choses ont évolué. Avant le numérique, on travaillait avec la photochimie, donc on a foncièrement démocratisé le tournage et la postproduction. Aujourd’hui, on peut quasiment tourner son film avec un smartphone, et avec un peu de patience. Donc on a tous les moyens techniques, l’essentiel est de se concentrer dans la démarche artistique et de raconter une histoire qui captive. Parmi les choses qui ont changé il y a également le public il faut donc savoir s’adapter et être très créatif.

 

Il y a des projets sur lesquels vous n’avez pas encore travaillé aujourd’hui. Lesquels vous tente le plus ?

C’est très simple, tous les prochains Star Wars (rires) ! Sérieusement, on ambitionne de travailler un peu plus avec le marché anglo-saxon qui produit des films avec un budget plus conséquent. Aujourd’hui il y a une réelle concurrence pour accéder aux projets anglo-saxons et plus particulièrement au Canada car le gouvernement a instauré une politique qui vise à encourager les entreprises d’audiovisuel.

Mais notre ambition principale serait qu’il y ait de plus en plus de films à effets spéciaux en France, car notre industrie cinématographique produit essentiellement des films d’auteur et des comédies, dramatiques ou pas ; et malheuresement nos talents des effets spéciaux s’expatrient très souvent vers d’autres pays pour évoluer comme ils le veulent.

 

Quel conseil pouvez-vous donner aux étudiants qui souhaitent travailler dans la post-production ?

D’être ambitieux, d’avoir envie d’aller chercher ce sur quoi on veut travailler ! Evidemment c’est difficile mais quand on y croit et qu’on sait travailler en équipe on peut y arriver.

 

Mikros Image est partenaire du Festival Ptit Clap depuis le début. Quel est le prix que vous offrez au futur gagnant du Festival Ptit Clap ?

 

Nous offrons une journée d’étalonnage pour un court-métrage. En tant que partenaire, j’ai fait ce choix afin de montrer aux futurs talents comment assembler techniques et projet artistiques, ils pourront ainsi monter un cran encore au dessus pour les prochaines opportunités qu’ils auront.

 

Merci Frédéric pour cette rencontre !

Propos recueillis par Charlotte Calvat

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